des crêtes ardennaises à la Cordillère des Andes

Accueil - Qui suis-je ? - Album photos - Archives - Amis

L'aventure cinématographique continue...

Publié le 6/09/2010 à 12:49 - 3 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

une autre manière de voyager! Nous avons la chance d'avoir été sélectionné pour la 1ère édition d'un festival qui s'annonce très chouette et très intéressant:

www.festival-icare.com

rendez-vous les 8-9-10 octobre à Brive la Gaillarde (en France) !



après un blog et des photos...

Publié le 6/04/2010 à 20:49 - 1 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

bonjour à ceux qui gambadent par hasard sur ce blog.

Nous présentons notre film documentaire sur notre voyage à Paris le 29 mai 2010 lors du festival culture aventure:

http://culture-aventure.fr/programme.htm

au plaisir de vous y rencontrer.

Marie et Fabien.



Publié le 25/09/2007 à 11:16 - 1 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

bonjour à tous,

C'est tout en bas de cette page que le récit commence...Bonne visite!

Marie et Fabien.



21. Bye Bye America del Sur

Publié le 13/08/2007 à 04:34 - 12 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

 

 

A l'angoissante question " tiens, combien vous comptez faire de kilometres à vélo?", nous vous avions repondu à demi sourire mais très sérieusement: "entre 100 Km et 3000". En arrivant à Quito le 9 aout, nous venions de franchir notre 3401ème kilomètres accueilli par une belle "drache". Lors de notre arrivée à Bunos Aires, en retirant des cartons nos deux vélos, nous n'avions aucune idée du parcours qui nous attendait, des difficultés que allions peut-être rencontrer, et surtout de l'immense bonheur de découvrir l'amérique latine sur nos selles de vélo. Marie n'ayant plus jamais poussé sur des pédales depuis les trajets entre Frassem et l'ISMA, nous ne pouvions pas tracer de trajets trop ambitieux. Son vélo acheté quelques semaines avant le départ, elle s'est exercée (quasiment la cigarette à la main) sur les côtes de Glaireuse, Villance et Anloy. Kilomètres au compteur avant départ: 124... Si d'aventures (et le mot n'est pas choisi au hasard), en lisant nos petites bafouilles, vous avez imaginé être à notre place, mais que la peur des pédales et du mal aux fesses vous a refroidi aussi vite, dites vous bien que le vélo est un moyen de locomotion doux: après une côte, il y a toujours une descente, il y a toujours un pick-up pour vous charger lors des premiers jours difficiles, les petites pauses "bouffe et boissons" au bord du chemin sont à consommer sans modération, les traversées de campagnes ennuyantes sont à prévoir en bus, et surtout pas de chronomètre en fin de journée.

Nous avions choisi le vélo au départ sans grande conviction, mais avec l'intuition que ce serait une excellente manière de rencontrer la population sud américaine, d'approcher de plus près la réalité des campagnes, de s'imprégner de l'athmosphère. Nous partions dans une optique de voyage à la rencontre des peuples mais au fil du chemin, la beauté des paysages traversés nous a complètement fascinée et nous a rendu plus sensible à la nature et aux problèmes majeurs qu'elle subit. Le Salar d'Uyuni et le Désert du Sud Lipez, la Quebrada de Cafayate en Argentine, la route Uyuni - Potosi (là on en a bavé!), le lac Titicaca avec en arrière plan la cordillère Royale, l'Altiplano, la canyon del Pato au Pérou, la Laguna de Quilotoa et l'amazonie en Equateur et bien sûr les îles Galapagos, ont été autant d'oeuvres d'art naturelles que nous avons respirés à plein poumons.

 

Des quatres pays traversés, il est vraiment difficile de sortir le "Best of". Ils ont tous leurs particularités, des aspects qui nous ont enchantés et d'autres qui nous ont décus. Beaucoup de questions aussi sur les conditions de vie dans les campagnes et dans les villes, des interpellations sur le niveau de développement ou encore sur la place de l'amérique latine dans les relations régionales ou internationales. Et c'est en comparant les différents pays et en croisant nos impressions de voyage que nous avancons dans nos réflexions. C'est en roulant en Equateur que l'on s'est rendu compte de la différence flagrante avec la Bolivie. Bien que la pauvreté ne nous est pas apparue criarde dans le campo boliviano (fossé entre les riches et les pauvres moins flagrant, moins de pauvreté "de solitude",...), il reste que l'Equateur nous a semblé le pays où le niveau de vie était le meilleur (ou le moins pire). La variété du parc automobile, les déchets, les publicités, le traffic routier, l'habitat, les modes vestimentaires, le temps consacré aux loisirs, sont autant de petites observations qui nous sont apparues significatives. Et puis, ce voyage, par quelques discussions, mais aussi par différentes lectures, nous aura dévoilé un sous-continent en pleine ébullition politique. Après des dizaines d'années de main mises des Etats-Unis sur cette partie du monde, ayant placés ses pions comme sur un échiquier, ayant imposés ses lois de marchés, on dirait que l'Amérique du Sud arrive tant bien que mal à prendre ses distances. Entre une gauche modérée centriste (Lula au Brésil, Bachelet au Chili, Krichner en Argentine) et une gauche plus radicale qui expérimente une nouvelle mondialisation antilibérale (Chavez au Vénézuela, Morales en Bolivie), l'Amérique du Sud arrivera peut-être à rentrer dans une période plus stable et constructive. Le 11 septembre aura eu peut-être comme seul effet bénéfique de détourner l'attention des Etats-Unis vers une autre partie du globe...

 

Et si on parlait un peu de vous!

Nous ne voudrions pas écrire notre conclusion sans souligner le plaisir que nous avons eu à voir le compteur des visites avancer jour après jour (secretement, nous avons toujours eu peur que le compteur des visites dépasse notre compteur kilomètrique!). Vos lectures, vos visites, vos commentaires nous ont encouragé à mettre à plat nos impressions de voyage, à réfléchir à ce qu'on allait bien pouvoir vous raconter, à faire une première sélection de photo, à nous arrêter un instant sur nos réflexions. Un tout grand merci donc pour vos regards attentifs!!!

Ceci étant, notre hébergeur nous donne des statistiques intéressantes sur votre taux de fréquentation. Ca en dit long...

Tout d'abord, au regard des chiffres, nous pouvons distinguer deux types de surfeurs:

- Ceux qui ont accès à internet au boulot,

- Ceux qui n'ont pas accès au boulot ou qui bossent vraiment (bien sûr!) ou qui allume leur ordinateur le we après le bon repas du dimanche midi par exemple, affalé dans un gros fauteuil, et qui décide de jeter un oeil sur le voyage "des jeunes", les yeux mi-clos dû à la digestion du poulet - compote -frite et du bon verre de vin qui l'accompagne ( miammm! Là tout de suite, ca nous donne envie de rentrer!)

Effectivement, il y a plusieurs pics récurrents de fréquentation. Le lundi matin (tu m'étonnes!) où les jeunes employés cadres dynamiques arrivent au boulot plein d'énergie, malette sous le bras parce que le we a été calme et reposant. Déprimés, dû à la fatigue accumulée le we, on a un peu la rage sur les deux touristes qui pédalent peinards en amérique latine mais on se dit quand même qu'on va aller jeter un oeil sur leur blog, histoire de voir si ils ne sont pas dans le pétrin, histoire de se soulager. Zut, ils n'ont toujours pas de problème apparent, sûr qu'ils cachent quelque chose.

 


 

Autre pic hebdomadaire, le vendredi après midi. Logique, le vendredi on pense évasion, jardinage, sortie du samedi, fête de famille du dimanche... Tiens! si je faisais un peu de vélo ce we, ca me ferait du bien... bof... au fait, où ils en sont les deux touristes qui pédalent peinards en amérique latine ?

Le pic qui nous est apparu le plus étonnant, c'est celui du poulet-frites-compote; celui du dimanche. Certaines semaines il dépasse même le pic des dépressifs du lundi matin ou les rêveurs du vendredi après midi! Les parents, familles ou amis plus âgés sont donc des accros du net le we. A moins que ce soit la nouvelle salve des jeunes parents qui ont fait surface sur ces 5 mois (pas moins de 5 naissances!) et qui entre les deux coups de biberons et les couches culottes essayent tant bien que mal de lire les nouvelles des deux touristes qui pédalent peinards...( bon ca va, on a compris!)

Nous pouvons noter également que le mois le plus fréquenté fut celui de mai. c'est vrai qu'en mai on pense aux vacances, on les préparent et les vacances ca fait penser aux vacances, tiens au fait, où ils sont les deux touri... Et puis, anecdote excellente par ailleurs, comme quoi il faut toujours faire confiance aux chiffres, le jour le moins fréquenté est... on vous le donne en mille... le samedi 28 juillet avec 23 visites (quand même!)! On s'accordera pour dire que la foire agricole a rassemblé les déprimés du lundi, les rêveurs du samedi, les frites-compotes et les jeunes parents du dimanche! 

 

Notre voyage en quelques chiffres pour ceux que ca intéresse.

 

Nous avons donc roulé 3401 Km, 

Nous avons passé 261 heures et 30 minutes sur notre selle, 

Nous avons roulé en Argentine, 461 Km, pendant 9 jours, avec une moyenne de 52 Km/jour. 

Nous avons roulé en Bolivie, 918 Km, pendant 17 jours, avec une moyenne de 54 Km/jour.

Nous avons roulé au Pérou, 1300 Km, pendant 23 jours, avec une moyenne de 56 Km/jour.

Nous avons roulé en Equateur, 722 Km, pendant 16 jours, avec une moyenne de 45 Km/jour. 

 


 



20. Une deren pour la route

Publié le 10/08/2007 à 11:23 - 3 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

 

 

Hola !

Aujourd'hui un coin de voile va se lever sur une question qui vous trotte en tête depuis bientôt 5 mois...La fameuse "Mais qu'est ce qu'ils ont pris dans leurs bagages pour partir à bicyclette ?" Ne croyez pas qu'on vous explique tout ca parce qu'on a plus rien à dire mais on fait juste les choses à l'envers. Et puis voilà qui sera déjà écrit pour ceux qui planifient leur prochain voyage à bicyclette. Pour les téméraires qui sont remontés sur leurs vélos suite à nos récits, n'oubliez pas que les premiers kilomètres sont les plus durs...

Précisons que nous ne connaissons pas le poids exact de notre équipement puisque nos valises n'ont jamais été pesées - sauf à l'aéroport mais on a pas regardé - sachant quand même que Fabien a deux fois plus que Marie qui porte sur le dessus de son porte-bagage un quart du poids contenu dans les sacoches de côté... (ca rappelle les problèmes de math!)

Pour aller à l'essentiel, disons que nous avions avec nous...

De quoi se loger: tente, sacs de couchage, tapis de sol - le tout poids plume evidemment, top matos. Le bon plan est de prévoir le départ un peu après les fêtes de Noel!!

De quoi se nourrir: réchaud multicombustibles - ca marche même avec du whisky mais ca ca dépend des priorités de chacun -, gamelles, produit de vaisselle, éponge, lyophilisés au cas où, bouffe - essentiellement des pates en sachet et de la soupe- , et le plus important beaucoup d eau.

De quoi se soigner et se laver: savon lessive, trousse de toilette de base et pharmacie - on a meme un bistouri au cas ou il faudrait emputer d'urgence!

De quoi s'habiller:

vêtements vélos: 2 cyclistes, 2 maillots, gants, cagoule, pull, veste de pluie, casquette.

vêtements chauds: 2 pulls en laine mérino, 2 pantalons, bonnet, 2 t shirts et le must, collant et chemisette damart - le seul vraiment efficace pour lutter contre le froid même s'ils sont décorés de jolies dentelles.

sous vêtements en petite quantité, un maillot de bain, une paire de chassures et des slachs.

De quoi s'évader de temps en temps: revues et bouquins - à échanger au fur et à mesure dans les books exchange - et deux lampes de poches. Pour la petite histoire, nous devrions normalement suivre le parcours de nos livres échangés puisque nous avons demandé aux prochains lecteurs d'envoyer un mail avec certaines infos.

De quoi réparer les vélos: rustines en grandes quantité, chambres à air de rechange, tape - a prononcer à l'anglaise -, pédales, outils, colsons et pompe - qui vient justement de terminer sa vie avant hier sur le mollet de Marie suite à un regonflement trop violent de Fabien.

 

Et le plus important de tout...à n'oublier sous aucun prétexte...LES BOULES DE L INGENIEUX MR QUIES. D'abord parce qu'on est pas à Glaireuse, que l'isolation n'est pas dernier cri, que les gens se lêvent très tôt, que l'altitude fait ronfler et aussi parce que quand il y a beaucoup de voitures ca aide psychologiquement à rester zen. Hé oui, on a du rouler avec des boules Quies sur la panam pour rejoindre Quito...Mais durant ces 8 jours de vélo, rassurez vous, on s'est exilés dans les magnifiques campagnes d'Equateur. On a renoué pour un temps avec l'altitude, les pistes, la tranquilité...Les photos parlent d'elles-mêmes.

On sent s'approcher doucement le retour vers la Belgique...Nous avons enfin eu nos premiers jours de pluie et nous avons été accueilli par la grêle en entrant dans Quito. Si ca c'est pas un signe qu'il nous faut revenir au pays...

Il nous reste quelques jours avant d'empaqueter nos vélos et le temps de vous écrire un dernier petit mot en guise de conclusion. Tradition oblige!

 



19. Jungle

Publié le 1/08/2007 à 07:08 - 9 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Nos vélos posés pour quelques jours à Baños, nous partons vers le bassin amazonien. Après une heure et demi de vélo (de location cette fois - une horreur), deux heures de rafting (une première pour nous deux, le pied total) et une grosse heure de voiture sur un sentier empierré s'engoufrant dans les collines verdoyantes, nous pénétrons dans l'Amazonie. Sebastiàn sera notre guide pour trois jours. Du haut de sa petite taille, trappu au cheveux longs noirs vifs, il nous accueille le regard timide, un sourire à peine esquissé. Nous partons directement vers une cascade sacrée où son grand père venait adorer le dieu de l'eau et se purifier. Sebastián est sans aucn doute un homme d'ici, sa langue maternelle est le Chuar (population de 12.000 habitants), ses traits de visages sont sans équivoque et nous sentons directement qu'il connaît bien la forêt: il y est né, il y a grandi et il nous étale au long du parcours toute sa connaissance accumulée et transmise par les adultes de son village. Il nous fait découvrir les jeux avec lesquels il s'amusait quand il était gamin ( le favoris étant les lianes bien sûr!), les plantes médicinales, les arbres utilisés pour la construction, pour les flèches des sarbacanes, quelles plantes utilise-t-on pour le curare,... nous dormons sur le haut d'une colline à l'ombre de grands ficus, et de quelques palmiers. Sebastiàn allume le feu dans lequel il plongera des bouts de poulets préalablement épicés et emballés dans des grandes feuilles de palmes. Le soir, à la lueur de la seule bougie, avec une bière à moitié chaude et accompagné par les cris de la faune nocturne qui s'éveille, nous discutons tranquillement. Sebastiàn connait bien l'Europe. Et pour cause! après une année d'étude à cuneca il s'envole pour l'Allemagne pour y étudier la biologie. Derrière ses traits indigènes, c'est une autre facette que l'on découvre. Il nous parle de Lausanne, de Lyon, de Stuttgart, de son premier mariage avec une suisse, de son deuxième mariage avec une hollandaise,... il parle l'allemand parfaitement. Nous sommes amusés par cette double vie et toutes ses histoires. A 27 ans, il garde malgré tout un attachement non dissimulé pour la jungle, mais souligne aussi les difficultés de s'y épanouir. Les règles traditionnelles sont encore de mises et il n'est pas facile de se démarquer sans attirer les ennuis ou la jalousie. Il rêve cependant d'ouvrir sa propre agence de tourisme et de continuer à sensibiliser les touristes à la faune et la flore de sa région. Toute la zone est classée réserve naturelle par le gouvernement équatorien et différents programmes de préservation de l'environnement sont mis en place. Ce n'est pourtant pas l'apanage du reste du bassin amazonien situé en Equateur. La déforestation y est massive pour des raisons économiques à court terme: la vente du bois exotique sans replantation et la création de zones de paturage pour le bétail. La construction d'un oléoduc construit il y a quelques années au nord du pays a soulevé les peuples indigènes et les associations environnementales tant les hectares défrichés étaient énormes et les conséquences nombreuses. Ces réalités nous renvoient d'autant plus à la chance que nous avons eu de pouvoir profiter de quelques jours dans la forêt. Nous sommes de retour à Baños et nous remontons la vallée demain vers l'allée des volcans. Notre étape de demain soir n'est pas loin (45 Km) mais nous avons un dénivelé de mille mètres à gravir.

Bonne continuation à tous et un bonjour particulier aux libinois puisqu'il semble que le Clics soit arrivé dans les boites aux lettres. Bonne fête de Glaireuse à tous!



18. Poussières de volcans

Publié le 29/07/2007 à 01:04 - 5 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

 

Finis les otaries, les iguanes et les raies mantas, il est temps de remettre pied à pédale en parcourant les routes d'Equateur, de Cuenca, paradis du fameux chapeau panama, à Baños, aux portes de l'amazonie !

Quelques 300 kms en 7 jours + un jour d'arrêt dû à une méchante bactérie supposément présente dans un jus de pêche chaud plus que douteux...Nos pauvres estomacs aseptisés ont encore quelques difficultés à s'adapter à l'état de certains aliments.

Pas beaucoup de plat en Equateur (heureusement la route est bétonnée...ouf), on ne fait que monter et descendre. Normal quand on est au pays des volcans. On a eu le bonheur de longer de très très près le volcan le plus haut du pays : le Chimoborazo (6310m)...sans même l'apercevoir. Un vieux brouillard et des épais nuages nous ont gachés le spectacle. Par contre, on y a goûté...en recevant une très énervante pluie fine de poussières volcaniques qui s'infiltre partout, que même avec des lunettes et une casquette enfoncée au max, elle arrive encore à venir nous chatouiller les yeux...Heureusement, en arrivant hier à Baños, nous avons été accueillis par le volcan Tungurahua qui toussait un magnifique nuage gris...Impressionnant...

 

 

 

 

Pour ce qui est des petites observations quotidiennes, l'Equateur nous semble dénoter clairement de l'Argentine, le Bolivie et le Pérou. Le niveau de vie parait nettement plus élevé et cela transparait nottament au niveau du traffic routier. Plus d'argent, plus de voitures, moins de transport en commun. Mais au niveau sécurité routière, rien n'a changé. On a même pu voir des affiches de campagnes contre les piétons imprudents ("plus jamais des piétons imprudents") avec images à l'appui de piétons mettant en danger des 4x4 ou des bus...Ou une affiche s'intitulant "oui à la santé, non aux bus"... On est loin des campagnes du TEC et de l'IBSR. Le pouvoir d'achat se voit aussi par le nombre de déchets qui jonchent les routes et par la quantité de publicités (on avait oublié ce que c'était d'être agressé chaque jour par une centaine de messages publicitaires), même si ça reste sans commune mesure avec le matraquage qu'on subit en Belgique. Mais d'où vient cette différence avec les pays précédents : une meilleure gestion ? les ressources (cacao, crevettes, pétrole,...) ? les envois d'argent massifs des émmigrés (2ème rentrée financière du pays !!!) ?,...?. Peut-être que ce ne sont aussi que des observations de surface car dans les faits, la dette du pays reste énorme et le pays est en grande partie dépendant des Etats Unis. Et pour cause, en 2000, le gouvernement a opté pour le dollar américain. D'où une certaine stabilisation mais aussi une moindre compétitivité...Sur le terrain, les avis divergent, certains trouvent le coût de la vie trop élevé, d'autres trouvent que le pays est plus stable et attire les investissements étrangers...

Pour la petite histoire, il faut quand même dire que la Belgique a des liens particuliers avec le pays puisque la première dame est belge et qu'elle a rencontré son futur mari à lln, au kot carrefour qui accueille les étudiants étrangers.

Demain, en route pour 3 jours en amazonie...Au programme : rafting, tir à la sarbacane, pêche aux pirhanas, découverte des richesses de la flore et la faune...Un petit programme bien touristique qu'on aura le plaisir de vous conter au prochain épisode.

Et surtout une toute toute bonne foire agricole à tous!!



17. L'archipel des Galapagos

Publié le 20/07/2007 à 02:50 - 7 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

On nous avait dit que c'était cher et on avait dit que c'était vraiment bien. C'est vrai que la vie est un peu plus chère qu'ailleurs, mais jamais de notre vie et jamais au cours de nos voyages précédents, on a aimé autant un endroit. Jamais nous n'avons été autant impressionné par la beauté de la faune et de la flore, par la proximité avec la nature, par la relation entre l'homme et les animaux qui ne nous voient pas comme des prédateurs. L'archipel des iles Galapagos nous a completement charmé!

Situé à 1000 km des cotes équatoriennes, l'archipel regroupe 19 iles et 42 ilots. Après une heure et demie d'avion, nous débarquons sur l'ile de Santa Cruz où se situe le village le plus important de l'ile, Puerto Ayora. Petit port touristique, on peut déjà là voir flaner des pélicans, des iguanes ou des lions de mer se prélasser au soleil. A quelques enjambées du port, se trouve la station scientifique Charles Darwin. Ah oui, c'est ici que l'ami charly a passé 5 semaines en 1835 et qu'il a sorti, 22 ans plus tard sa théorie de l'évolution. Faut dire que l'endroit se prete pas trop mal à l'observation des especes animales! Comme les iles sont d'origines volcaniques, elles n'ont jamais été rattachées au continent. Ainsi, pendant des milliers d'années, les iles n'ont du etre qu'un amas de roches volcaniques, completement vierges de toute végétation. Toute la faune et la flore est arrivée par hasard sur les iles. Soit par l'air (les oiseaux, les graines transportées par des courants venant de la cote) soit par la mer (la seule explication pour l'arrivée des animaux terrestres vient du transport de ceux-ci par des radeaux naturels jusqu'aux iles). Ces espèces animales se sont reproduites et ont évoulées pendant des milliers d'années dans un microcosme completement coupé du reste du monde. Ainsi, sur chaque ile, on retrouve des espèces qu'on appelle "endémiques", c'est à dire qu'on ne retrouve nulle part ailleurs au monde. Bref, tout ca pour dire qu'on en a eu plein la vue pendant 9 jours. On a observé de près des animaux que l'on est pas pret de revoir autre part (on controle les sacs à l'arrivée et au départ pour etre sur qu'on apporte pas de nouvelles especes de pommes, de bananes,...). Dans le flot des plus belles choses que l'on a vu, on ne peut pas s'empecher de citer: les iguanes terrestres et des iguanes marins (ceux-ci n'existe pas ailleuirs et se sont adaptés à nager au fil du temps), des tortues terrestres géantes (200 kg et 120 ans), des pélicans (comme dans Petzi), des frégates, des fous à pattes bleues, des fous à pattes rouges, des fous masqués (euh les fous c'est des oiseaux hein), et puis on a eu la chance de pouvoir nager avec des otaries, des lions de mer, des tortues marines géantes, des raies, et meme des requins (meme pas peur!).

C'est probablement cela le plus hallucinant sur cet archipel, c'est la possibilité de s'approcher si près des animaux sans que ceux-ci soient agressifs. Malgré les nombreuses critiques des spécialistes préconisant un accès limité aux touristes afin de ne pas déteriorer cet espace naturel inestimable, le parc naturel (qui regroupe l'entiereté de l'archipel et les eaux territoriales) est bien aménagé. Plusieurs iles sont interdites au public, les endroits d'accès sont balisés et chacun respecte les consignes de préservation, les endroits réservés à la nage et à la plongée sont bien limités. Bien entendu, il reste de gros efforts à faire en matière de gestion des déchets et économie d'énergie ainsi que de sensibilisation des locaux comme des touristes au respect de la nature.

Après cette parenthèse incroyable, nous sommes de retour sur le continent, au sud de l'Equateur, à Cuenca. Nous partons demain pour notre dernière ligne droite vers Quito. il nous reste 3 semaines de vélo et 600 Km. ca commence doucement à sentir la fin...

à Bientot!



16. Il y a le ciel, le soleil et la mer

Publié le 8/07/2007 à 02:21 - 9 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Les crevettes et autres crustacés emplissant tout doucement nos narines après le canyon del Pato, nous voilà place prout dans la ville de Trujillo. Plan sur le guidon pour chercher un petit hotel, un sourd muet à vélo nous invite joyeusement à le suivre dans les boulevards de la ville. Pourquoi pas ? Destination : la fameuse casa de ciclistas tenue par Luccho (cycliste professionnel qui a lancé la maison du cycliste en Amérique latine) où la plupart des voyageurs en deux roues (sans moteur of course) passent inscrire leur passage (nous sommes les 846èmes), gonfler les statistiques de leur pays (la Belgique est classée 12 ème pays au monde, ce qui pour notre taille réduite est un très bon score, ne soyons pas modeste), tchaffer avec d'autres cyclistes de passage (tu montes ou tu descends ?), réparer  les bécanes (Luccho étant perfectionniste,  plus de 10 heures de réparation sans pause et on a même pas oser lui montrer nos roues arrières pour ne pas y passer la nuit). Mais surtout, nous avons eu le plaisir d'aller faire la fête, danser et manger (ce qu'ìls appellent "une réunion"...s'ils voyaient les nôtres!) avec les autres cyclistes, accueillis dans la famille de Luccho par sa petite femme qui fait à manger à en pleurer (empanadas, guacamole et autres spécialités locales), sa fille Angela (férue de vélo elle aussi) et son petit dernier appelé Lance (même pas le choix d'être accro lui aussi).

Petit tour aussi par les vestiges laissés par les civilisations pré incas : temple de la lune en plein chantier archéologique (il reste des hectares à découvrir...s'il y a des étudiants en archéo, ils cherchent des bénévoles) et ville de chan chan (22 km2 de temples). Malheureusement, le tout pillé par les incas puis les conquistadores puis les pilleurs modernes. Nous aussi d'ailleurs on a faillit faire les frais d'un pillage de bagage (le sac de vêtements de Marie...pas très intéressant pour une baraque de 90kgs). Le jeu n'en valait pas la chandelle car un vigile c'est vigilant. Règlement de comptes tout en douceur sous l'oeil d'un cirque de 40 personnes (de quoi servir de leçon)...Pris en charge ensuite par la police...Peut être pas mieux comme traitement...Les méthodes péruviennes n'ont rien à envier

Direction la côte par la super route panaméricaine. C'est un peu comme rouler au bord de l'E411 avec les klaxons en plus (pays national de la pollution klaxonienne). Au moins ça trace bien, ce qui nous laisse le temps de profiter de l'océan Pacifique : plongeons dans les vagues, observation des surfeurs au soleil couchant (bouh les frimeurs), dégustation de fruits de mers (frits, frits et refrits ou carrément crus !) et bronzouze (mais carrément impossible d'attenuer les traces "vélos"). C'est vrai que ça donne envie...On s'est fait plaisir avant de passer la frontière pour l'Equateur...Quatrième et dernier pays...Ca commence à sentir la fin...    

 

17. Bye Bye Perù

Nous avions terminé notre article "bye bye Bolivia" en soulignant notre appréhension envers le pérou et les péruviens. Après un gros mois et demi au Pérou (et 1300 Km sur nos selles), nous venons de passer la frontière équatorienne; le temps pour nous de résumer tant bien que mal nos impressions. Une fois de plus, beaucoup de positif! Nos aprioris sur les péruviens étaient assez surfaits. Nous avons rencontré des gens avenants, curieux, intéressés et accueillants. L'habitude du tourisme y est probablement pour quelque chose. Bien entendu on nous a proposé toutes les babioles imaginables, bien entendu nous avons payé les prix touristes dans les grandes villes, bien entendu nous avons utilisé des centaines de fois le "no, gracias" parfois en oubliant le sourire de courtoisie, mais il est probable que notre chargement cycliste dépasse ce que ces péruviens-là gagneront sur toute leur vie. Du coup, les petits vendeurs de rue nous aparaissent moins pénible. Ceci étant, la grandeur du pays - plus de 2000 km de côte - ne permet pas vraiment de faire un amalgame de tous les péruviens tant les régions sont différentes. Entre les gens de la côte, les gens de la Cordillère, les populations de l'amazonie, les habitants de l'altiplano (région du lac Titicaca), les cusqueños (de Cusco), les habitants de Lima ou ceux du nord, il n'y a pas toujours grand chose en commun. Même les bières ne sont pas les mêmes entre les régions et il n'est pas possible de boire une Cusqueña au Nord et une Cristal à Cusco! Seul l'Inca Kola, boisson nationale au goût du Bubble gum est disponible partout: le rachat par la coca-cola company oblige! Grr...

 

Ce que nous retiendrons surtout du Pérou c'est la richesse culturelle et historique. Beh oui, vous vous attendiez à plus original comme conclusion, non? Désolé, mais le problème c'est que c'est vraiment vrai! Par contre nous partions avec une idée grandiose des Incas et nous sortons du pays avec une vision toute autre. Les musées de Lima (eh oui on se la joue culturel et on a même un monde dilpomatique avec nous spécial amérique latine! ouhouhh les intellos!) et les visites des sites pré incas aux alentours de Trujillo nous ont bien soufflés. Il y a un peu de tout: des chimús (moi aussi chui mou), des mochés, des chavins, des nasca (les fameuses lignes), des waris, des paracas et toute une ribambelle d'autres civilisations dont les incas ont récoltés les pratiques, les techniques et les croyances.

 

Notre voyage au nord du pays, en dehors des circuits touristiques traditionnels, aura été intéressant à d'autres points de vue. Nous avons découvert un autre pays; une vie certainement plus pauvre que dans le reste du pays, en particulier en roulant le long de la mer, sur la panaméricaine entre Chimbote et Trujillo. Nous avons d'ailleurs évité Chimbote parce qu'il n'y a rien à y voir mais aussi pour des raisons de sécurité évidente. Chimbote a connu un boom économique grâce à la pêche de la crevette (la pêche représente la première ressource du pays suivie des mines et le Pérou est le 3ème exportateur mondial de poissons). Malheureusement le secteur s'est écroulé, laissant Chimbote décadente. La misère urbaine étant à nos yeux toujours plus difficile que la pauvreté des campagnes. C'est d'ailleurs une de nos conclusions suite à la visite de nos partenaires de commerce équitable: soutenir des groupes d'artisants, c'est une lutte évidente contre l'exode rural.

 

L'extrême nord du pays, en longeant l'océan pacifique nous a offert quelques belles vagues avant de traverser la frontière de l'Equateur. Les frontières ont toujours quelques choses d'énergisant, d'électrique. Ça grouille, ca magouille, ca traficote dans tous les sens et on ne sait finalement plus oú se situe la réelle frontière. Voici donc notre quatrième et dernière étape en ligne de mire. Il nous reste un peu moins d'un mois et demi pour rejoindre Quito. Mais avant cela nous volons après demain vers... les îles galapagos! Oui, ca fait un peu carrément classe, mais bon il ya la foire agricole dans une vingtaine de jours, il fallait bien se consoler avec quelque chose de grandiose!

 

Allez, grosses boutches à vous tous.



15. Ça sent bientôt la crevette

Publié le 27/06/2007 à 11:46 - 6 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Faut qu'on vous avoue une chose...  on a triché ....mais quand on dit tricher, c'est pas une petite triche de belette... quand même 1500 km vers le nord... et comment? en bus. Désolé, sorry, oups la boulette on aurait rien du dire... nous avons fait Cusco - Huaraz presque d'une traite. On s'est arrêté juste deux jours à Lima, le temps de boire un pisco sour avec Gwen et Lio, rencontrer Minka (partenaire Oxfam), visiter un musée qui nous a bien expliqué que les Incas n'ont rien inventé et hops deuxième bus pour quitter au plus vite cette énorme citée de 14 millions d'habitants. Vous pensez bien que deux luxembourgeois n'ont que faire d'autant de gens dans un espace si petit. En plus, en cette période Lima (et une bonne partie de la côte péruvienne) est recouverte par un épais nuage coincé entre l'océan pacifique et la cordillère. 28h de bus plus tard, nous remontons nos vélos à Huaraz. Petite bourgade sans aucun charme située à 3000m d'altitude. Elle se trouve à l'entrée du parc Huascaran qui détient les plus hauts sommets du Pérou dans la cordillère blanche. Le "touriste type" change un peu d'allure ici puisque seuls les acharnés de montagne viennent dans le coin pour aller chatouiller les 6700m d'altitude. Quant à nous, on laissera les piolets et les crampons dans la vallée, chacun son trip! Ça fait presque trois mois que nous cotoyons quotidiennement la cordillère et une légère envie de crustacés se fait sentir. Nous prenons la route pour descendre vers la côte pacifique. Chouette, 3000m de dénivelé en 200 Km! à l'aise! ca va dévaler sec! tu parles... on quitte le macadam assez vite et on embraye sur de la pierraille, des trous et des bosses. Avec une moyenne de 7 Km/h on peine à avancer. La route s'enfonce dans le canyon del Pato, où nous longeons un torrent en furie. Les montagnes nous écrasent par leur hauteur, la route s'engoufre dans des tunnels taillés dans la roche (35 au total) et le vent souffle (de face bien sûr!!) au point que Marie tombe quasiment du vélo. Malgré tout, la route est magnifique et nous sommes seuls et tout petits dans cet environnement hostile. Nous croisons juste deux motards en recherche de terre ferme et d'altitude. Nos envies se croisent puisqu'ils naviguent à la voile depuis 13 ans!

Nous plantons notre tente à l'ombre d'une église pour reprendre des forces. Le lendemain ous devons rejoindre Santa, presque sur la côte, à 90 Km plus bas. Nos jours sont comptés au Pérou puisque nous passerons dans une bonne semaine la frontière de l'Equateur. Nous partons demain vers Trujillo et puis on va faire découvrir la mer à nos deux vélos en roulant le long de la côte.

Question photo, le confort sommaire de Santa ne nous offre pas la possibilité de vous faire découvrir ce fameux canyon en image, album dans deux jours! promis!



14. La vallée sacrée des Incas

Publié le 18/06/2007 à 01:19 - 11 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Petite semaine cool a dos de selles (changées pour l'occas, histoire de voir si c'est a cause de la selle qu'on a toujours aussi mal aux fesses) dans la vallée sacré des Incas, aux environs de Cusco. Vallée sacrée, sacrés Incas...Seulement 100 ans de regne (désolée, je ne trouve pas l'accent grave, c'est moins pire que si c'était le e) et on en parle comme d'un peuple millénaire...C'est qu'ils ont marqués les esprits. Parce qu'ils étaient tres grands (de l'Argentine a l'Equateur), tres structurés (ils ont réunis, souvent avec la force, tous les peuples qui existaient pour systématiser les forces et les avancées que chacun avaient), tres doués en architecture (vu le nombre de tremblement de terre, ils ont réussis a faire des merveilles pour se protéger des catastrophes naturelles - dixit machu le picchu qui calme) et surtout ils sont encore forts présents aujourd'hui. Malgré l 'arrivée de l'envahisseur, les indiens parlent encore la langue des incas (le Quechua - entre parentheses on a toujours l'air fin avec notre super matos quechua de chez decathlon) et pratiquent encore largement les rites religieux de l'epoque. On a donc suivi le fleuve Urubamba, fleuve sacré pour nos amis les incas avec un super petit programme loisir : ruines (avec le Pérou on aura eu notre quota de vieilles pierres), temples - forteresses, salines, marchés locaux et visite de partenaire oxfam. Cette fois-ci nous avions rendez vous avec une petite équipe bien sympathique qui travaille assidument la céramique (Fabien porte meme un collier depuis). Nous avons été autorisés a filmer meme si Vincente tient a garder le secret industriel. Il a lui-meme fabriqué les machines ingénieuses pour la fabrication des différents objets : une machine pour mélanger l'argile, une pour faire de longs boudins qui seront ensuite mis dans une machine qui les découpera en petites perles a collier,...Si une industrie venait a copier ces ingénieux systemes, la concurrence n'en serait que plus rude... Bref, semaine loisir pour passer gentiment les 2000 kms. Ce soir on se fait un bon vieux cochon d'inde (carottes dans les oreilles pour la déco) et 22h de bus demain (youpie, vive les quies) pour rejoindre laden et lio a la capitale...Bien le bonjour chez vous, félicitations aux étudiants et aux profs qui viennent de terminer l'année, vive les terasses, les barbecs et la sauce andalouse,,, Blogement votres (je ne trouve pas non plus le chapeau) Les 13emes du concours (merci pour votre soutien mais ca n a pas suffit...bouhouhou)



13. Camino Inca

Publié le 13/06/2007 à 12:19 - 4 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Voici peut-etre la photo la moins originale de notre périple et pourtant, malgré les centaines de clichés déja vu du Machu Picchu nous avons été envouté par la beauté et la quiétude qui y régnait. La découverte de la civilisation Inca a commencé 4 jours plus tot, au kilometre 82 du chemin des Incas. Insérés dans un groupe de 10 randonneurs (néozélandais, danois et francais), un guide et 8 porteurs nous ont encadrés sur le célebre Camino qui dans sa totalité reliait le nord du Chili au sud de l'Equateur actuel. Plus de 6500 kilometres de route principale qui servaient de véritable colonne vertébrale à l'empire Inca durant sa période faste, au XIV et XVeme siècle. Alors que les "messagers" (les Chasquis) pouvaient parcourir Quito - Cusco en dix jours, nous aurons mis quelques dizaine d'heures de marche pour parcourir les 45 kilometres (on la ramène un peu moins...) qui nous séparaient de la cité Inca découverte en 1911 par Hiram Bingham, un achéologue américain. Ces quatre jours n'ont pas été de tout repos puisque el camino Inca serpente à travers les montagnes pour nous emmener à deux reprises au-dessus de 4000 m d'altitude. Et pour ceux qui pratiquent la marche et le vélo, ils savent que ce n'est pas les mêmes muscles qui fonctionnent!!! Les courbatures étaient donc pour nous quatre au rendez-vous! Les longues heures de grimpettes ont été l'occasion de faire connaissance avec les membres de notre groupe (on a meme rencontré des parisiens tres sympas! si si!), et aussi pour Gwen et Marie de berdeler, berdeler et berdeler encore. Que du plaisir!

Bien que le chemin accepte pres de 500 marcheurs par jours, la beauté des paysages nous a fait oublié les quelques passages ou endroits de repos ou s'accumulent les écorchés de la marche. Perdu au milieu des montagnes, il y regne plutot une ambiance spéciale pour les amoureux de nature et des grands espaces. Et puis, au détour d'une colline, on apercoit au loin un temple Inca, une petite citée perdue, les ruines d'un centre astronomique,...

Plus les jours passent, plus l'excitation se fait ressentir. Le dernier jour, nous avions décidé de se lever a l'aube. Apres une marche de deux heures dans le noir a vive allure, la montagne d'un coté, le précipice de l'autre, la lampe frontale allumée, nous arrivons a 300 m plus haut que la cité du Macchu Picchu. Il fait a peine clair, le site encore vide se déroule sous nos pieds, les quatres jours de marche amplifient bien entendu l'émotion. Il ne reste plus qu'a attendre que le soleil innonde le site.

 

Nous quittons Gwen et Lio demain matin. Ils partent pour Puno et Arequipa avant que nous nous rejoignions tous pour une derniere journée et une derniere soirée "Pisco Sour" a Lima le 20 juin. Quant a nous deux, nous restons dans les environs de la capitale Inca - Cusco - pour reprendre la route et faire une boucle de 200 Km qui nous emmenera dans la vallée sacrée des Incas. D'autres beautés en perspective.



12. Y'a pas de photos

Publié le 6/06/2007 à 02:01 - 5 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Buenos dias los compañeros,

 

Que tal en Belgica ? Jour J  - 5, c'est bientot le grand jour des élections ¡ Ca doit chauffer au JT et a matin premiere (heureusement qu'y a la star ac pour décompresser).  La belgique va-t-elle changer de visage ? Verhofst ou Leterme ? Di rupo ou Reynders ? Suspense...En tout cas, on vous souhaite bien du soleil pour le devoir électoral histoire d'aller trinquer au pays en terrasse...(et encore merci a chéché et raluka qui assument pour nous, en espérant qu'il n'y aura pas trop de file au bureau de villance) 

 

Question politique au Pérou, on n'est pas encore vraiment tres au courant...Ce qu'on peut observer par contre c'est la corruption permanente du corps de police (salut les carolos). Il n'y a pas un brave chauffeur qui ne doivent payer son du (a l'abri des regards indiscrets des touristes, 10 n plus loin) a ceux qui protegent le peuple et font régner la justice...Et souvent corruption policiere ne fait pas bon menage avec gouvernement equilibré...Affaire a suivre...

 

En tout cas, les touristes on connait au Pérou. L'avantage pour nous, c'est que sur notre route Puno  - Cusco, on trouve de quoi dormir et de quoi manger un bon repas féculéen. Ca nous change de la tente et des pates en sachet en Bolivie. Par contre, qui dit gringos dit argent, les péruviens l'ont bien compris. Ca coste. Les différences entre les villes et les campagnes sont démesurées : pour un repas simple, on passe de 2 sol (50 cents) a la campagne a 20 sol (ca fait...5 euros) en ville.

 

Et nous voila tout frais arrivés au summum touristique (20 propositions d'achat sur un repas)dans la non moins jolie ville de Cusco. Nous attendons impatiemment l'arrivée des amis laden et lio apres leurs 24h d'avion et 22h de bus (le Pérou c'est grand). Un jour et demi pour se reposer et se préparer mentalement et physiquement pour el camino del Inca, 4 jours de marche pour atteindre la Machu Pichu...

 

Cette fois ci on aura des photos car notre nouvel appareil commandé sur ebay arrivent avec les bons soins des vanderhegen (peut-etre une bonne silly en prime...). En attendant, on vous a fait un bref récapitulatif du voyage dans l'album photo. Pour ceux qui s'ennuient au boulot ou qui ont le temps de surfer sur la toile, on vous propose de voter pour votre blog préféré en haut de la page (rubrique "voter pour ce blog"- attention le concours se cloture le 13 juin). On vous serait tres reconnaissant si on gagnait le lonely planet du prochain voyage.

 

Muchas gracias y hasta luego



11. Au bord du lac titicaca

Publié le 1/06/2007 à 01:00 - 2 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

On dirait que cela fait un petit temps qu'on a pas donné de nouvelles... eh! on peut prendre aussi des vacances hein! non mais...

Après les 150 km qui séparait la frontiere bolivienne de Puno, nous avons posé nos vélos dans un hotel au centre de Puno. Comme on roule très très vite, nous avions deux jours d'avance sur le rendez-vous fixé avec les parents de Marie qui nous rejoingnaient pour une semaine au bord du lac Titicaca. Deux jours d'avance, le temps pour nous de faire nos lessives, réparer le rayon explosé d'une roue arrière et dans la foulée d'oublier à l'arrière du taxi l'appareil photo... beh oui il fallait bien que la distraction de Gal se retourne contre nous. Evidemment c'est d'abord la rage de la betise qui s'est emparée de nos tripes, et puis l'envie de retourner toute la ville et d'arreter tous les taxis pour vérifier si... Surtout l'espoir de  retrouver dans les heures ou les jours qui suivent l'appareil oublié. Mais broucouille comme on dit dans le champenois... Pourtant on a appelé toutes les compagnies de taxi de la ville, fait un appel radio général, offert une récompense, demandé l'aide du responsable des transports de Puno, fouiné dans les marchés parallèles,... Les prochains textes manqueront donc de photos, mais nous sommes sur une piste pour résoudre le problème. On vous tient au courant!

 

Cette semaine de retrouvailles avec les parents de Marie (on a piqué leurs photos pour l'illustration), a été l'occasion de faire plusieurs excursions (en taxi cette fois) dans les environs de Puno.

C'était sur l'ile de Taquile et a Juliaca que nous avions rendez-vous avec des producteurs d'un autre partenaire d'Oxfam, Minka.

 

L'ile de Taquile se situe à 3 heures de bateau de Puno. Ni voiture, ni vélo, ni meme de chiens. Seulement le calme du lac Titicaca, la quiétude des levés et couchés de soleil magnifiques, la tranquilité de ses habitants. Petite ile de 7 Km de long sur quelques centaines de mètres de large, elle accueille 4000 personnes réparties en 6 communautés. C'est dans la communauté de Miguel que nous avons recu l'hospitalité. Situé à l'extremité de l'ile, loin du passage des touristes, la communauté de Miguel est un des groupes producteurs de Minka. Minka soutien deux communautés sur l'ile de Taquile et achète plusieurs fois par an les produits d'artisanats qui sont vendus entre autre par Oxfam en Belgique. La caractéristique prinicpale et surprenante de l'ile est la confection des bonnets exclusivement réalisés par... les hommes!!! Ca triquotte dans tous les sens, partout et tout le temps. De père en fils et dès l'age de six ans, tous les hommes, armés de leurs quatre aiguilles et de leurs pelottes de laines, sillonnent l'ile en tricottant! C'est vraiment hallucinant. Les bonnets tricotés et typiques de l'ile ont des couleurs différentes selon que les hommes sont mariés (couleur rouge et noir) ou célibataires (couleur rouge et blanc). Les plans "dragues" tournent donc vite court... Minka, par l'achat important de textiles (bonnets, ceintures traditionnelles, pulls,...) et par l'organisation de circuit touristique "alternatif" sur l'ile permet aux habitants de rester ancré sur celle-ci. Les communautés ne surviveraient probablement pas avec comme seule ressource l'agriculture. Le système communautaire est bien inscrit. Ainsi, les différents travaux de construction commun sont réalisés ensemble: les 100 premiers mètres d'un sentier sont réalisés par une communauté, les 100 suivants par une autre et ainsi de suite. 

 

Le deuxième partenaire de Minka que nous avons rencontré se situe à une quinzaine de kilometre de Juliaca, bourgade sans charme non loin du lac. Pedro nous a guidé dans sa vieille camionnette sur des sentiers en terre battue pour arriver, une bonne heure plus tard au local du Comité. Nous avons rencontré les 16 présidentes des 16 comités qui travaillent pour Minka et qui tissent la laine d'Alpaca, réputé pour sa chaleur et sa douceur. Une journée riche en rencontres et échanges. Au plus grand bonheur de toutes les femmes, nous avons appris tant bien que mal à filer la laine brute d'alpaca; dans un grand éclat de rire à la vue de notre dextérité...

Nous venons d'accompagner les parents de Marie à l'aeroport. Il est temps pour nous de reprendre a route demain matin, direction Cusco. On prévoit 6 jours de route, mais nous n'avons toujours pas réussi à trouver de carte routière du Perou. Merci encore pour tous vos petits mots d'encouragements et à bientot!

 



10. Bye bye Bolivia

Publié le 19/05/2007 à 05:25 - 16 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Après nos 10 jours de repos en ville, le départ vers le lac titicaca démarre sur les chapeaux de roues pour les gambettes. Il faut sortir du trou La Paz en se tapant 600 mètres de dénivellé pour arriver au dessus de la ville, à El Alto, véritable ville dans la ville où les odeurs et les bruits des quartiers plus pauvres se font plus forts...On semble déjà loin du centre touristique et d'affaires de la Paz...

 

La suite du programme est plus reposante puisque nous longeons le fameux lac sacré Titicaca(lac navigeable le plus haut du monde - 3800m), long de 180 kms et large d'une soixantaine de kms en moyenne et divisé en deux parts plus ou moins égales entre le Pérou et la Bolivie. C'est tout simplement magique. La vue de ce lac d'un bleu profond, bordé de roseaux et longeant la Cordillère royale et ses sommets à plus de 6000 mètres nous rappelle encore une fois le bonheur de parcourir ces routes à vélo.

 

L'arrivée à Copacabana est un régal, nous voici à la quintescence du syncrétisme religieux observé jusqu'à présent tout au long de la Bolivie...Devant l'église de la petite ville , les prêtres bénissent 2 fois par jour les voitures fleuries pour l'occasion venues de toute la Bolivie pour être protégées du mauvais sort. Et puis surtout, c'est l'Ascension...Les villages sont en fête, tout le monde est déguisé pour l'occasion, il y a les diables, les clowns, les danses folkloriques et tout l'orchestre qui joue dans son complet bleu. Le soleil brille et la bière coule à flot (les boliviens ne sont pas les derniers à s'en jeter quelques unes derrière la cravatte).

 

 

Car les indiens de Bolivie ne se sont jamais vraiment faits au Christianisme imposé par les conquérants espagnols. Les deux croyances sont par essence contradictoires...Alors que les boliviens adorent le Soleil (Inti), la Lune (Quilla), la Terre (Pachamama), et ce d'autant plus s'ils sont, comme les paysans, soumis aux aléas de la nature (tremblement de terre, innondations,...) ; le Christianisme parle d'un Dieu tout puissant, au-dessus de la nature et de l'homme. Cette contradiction imposée explique que les croyances anciennes aient gardées un impact considérable et que la religion chrétienne pratiquée est un mixte des deux courants. Dans toutes les fêtes chrétiennes, les rituels indigènes ont encore cours et toutes les occasions sont bonnes pour remercier et vénérer la terre mère, la Pachamama. On lui offre de la chicha (boisson à base de maïs), de l'alcool, des cigarettes et bien sûr...de la coca.

 

On ne peut aborder la Bolivie (ni les autres pays d'Amérique Latine) sans parler de la célèbre feuille sacrée de coca, à l'origine de la boisson la plus célèbre au monde et de la drogue cocaïne, vériteble fléau et enjeu financier...Mais avant d'être associée de manière négative, la coca a avant tout été utilisée depuis la nuit des temps à des fins nutritives et religieuses. Avec l'arrivée des conquistadores, la coca a été déclarée "feuille du diable" et interdite .... jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'elle pouvait devenir une source de revenu non négligeable (sa récolte est alors taxée d'un impôt) et qu'elle était nécéssaire pour faire travailler les indiens dans les mines sans nourriture et jusqu'à 12h par jour. Avec la découverte de l'alacaloïde qui est la base de la production de cocaïne, la feuille de coca (dont la consommation n'a rien à voir avec la consommation de cocaïne) deviendra la centre d'enjeux politiques et financiers dont les paysans font largement les frais. En 1985, 27000 mineurs sont licenciés brusquement des mines et se réfugient dans la partie équatorienne de la région de cochabamba. Leur seule survie possible résidaient dans la culture de la feuille de coca. Ils produisaient la pâte de coca qui était ensuite exportée vers la Colombie qui la raffinait en cocaïne pour l'exporter vers les USA (qui concomment, à eux seuls, 50% de la cocaïne mondiale). Une demi tonne de feuilles de coca + quelques hectolitres de kérosène + quelques litres d'acide chlorhydrique + d'autres produits chimiques donne 1kg de cocaïne et multiplie par 90000 la valeur des feuilles ! Dans les années 90, les USA s'attaquent au problème de la drogue en voulant éradiquer toutes les cultures de coca (qu'en est-il des paradis fiscaux, véritables noeuds du problème?). Les gouvernements boliviens veulent développer plus avant d'autres produits "exportants" (café, bananes,...) et faire bonne figure auprès de USA alors que le trafic de drogue représente 650 000 000 de $ par an pour l'économie bolivienne. Toutefois, seule la feuille est tolérée en Bolivie et elle est utilisée pour vaincre le mal d'altitude, la fatigue et la faim. Elle fait partie intégrante de la vie quotidienne, des rites des boliviens et, consommée telle quelle, ne comporte que des effets plutôt bénefiques sur la santé de ceux qui la consomme. Cependant, la pauvreté et les dures conditions de vie sans travail poussent parfois les gens à travailler dans des ateliers clandestins (environ 3000 ateliers caves dans la région de Cochabamba) pour fabriquer la pâte de coca.

 

Ceci nous amène à un véritable problème en Bolivie : l'économie informelle. La Bolivie détient le triste record d’être dans le top 10 des pays des plus pauvres du monde. Bien que ces grands calculs de classements mondiaux nous ont toujours fait sourire pour la relative absurdité du concours – wahou super, cette année mon pays n’est plus le 112 pays le plus pauvre, on a gagné une place! – il reste probablement un indicateur sensible. Nous nous attendions donc à rencontrer la misère de manière frappante, déroutante et à traverser des bidonvilles enfourchés sur nos vélos qui valaient bien 6 mois de salaire boliviens. Cette question de pauvreté nous a turlupiné à plusieurs reprises car elle ne nous a pas explosé dans la figure. La pauvreté ne semble pas être dans l’assiette; les boliviens ne meurent pas de faim. L’agriculture emploie encore 45% de la population active et c’est vrai que le long des routes que nous avons empruntées toutes les familles sont aux champs, les marchés sont nombreux et diversifiés. La pauvreté serait-elle plus pernicieuse?

Il est évident qu’une partie  non négligeable du commerce est informelle. Combien de femmes, d’hommes ou d’enfants ne vendent pas en rue toute une série de produits de grande consommation. Cette économie informelle permet donc de se nourrir dans la plupart des cas, mais qu’en est-il du reste? L’éducation? L’accès au soin de santé? Un minimum de sécurité garantit en cas de problème? Cette notion de pauvreté est donc bien complexe et pas toujours palpable au premier abord.

Lors de nos longues journées à arpenter “el campo” (la campagne), nous avons été frappé par la différence entre les adultes et les enfants. Á plusieurs reprises, le plus jeune de la famille venait à la rescousse des parents pour finaliser une addition. Bien que les plus jeunes semblent avoir reçu un meilleur niveau scolaire que leurs parents et que les écoles sont présentes dans quasiment tous les villages traversés, il n’est pas rare de croiser les marmots en rue en pleine semaine. “Il y a peu de contrôle et les enfants sont parfois appelés pour aller travailler dans les champs avec le reste de la famille” nous a-ton raconté. On imagine que les différences entre les jeunes garçons et les filles à ce niveau sont probablement marquées aussi.

Cependant, on a quand même assisté à deux reprises à des matchs de minifoot feminin!!!...et assidument suivi par les hommes encourageant leurs épouses et amies au bord du terrain!

Dans les campagnes, nous avons été  régulièrement déçu par notre niveau d’espagnol (qui n’est de toute façon pas bien élevé) au vu de la tête de certaines personnes après leur avoir posé une question. Il s’avère que seulement 43% de la population a comme langue maternelle l’espagnol (ça nous a un peu rassuré), la majorité des autres langues étant le Quechua à 36% et l’Aymara à 22%. À ce propos, le Quechua nous a vallu quelques interpellations des villageois quand nous montions notre tente Decathlon… C’est malin!!

 

Demain nous quittons notre deuxième pays pour nous diriger vers le Pérou. Au contraire de l’Argentine où l’accueil, la courtoisie et la chaleur était fortement exprimée, les boliviens sont bien plus réservés et timides, mais  nous garderons un souvenir d’un pays et de gens véritablement autentiques, bons et gentils (c’est un peu les ardennais de l’amérique latine quoi!). Tout au long du chemin, nous nous sommes toujours senti en totale sécurité et respecté par autrui. Il parait que les péruviens le sont beaucoup moins, espérons qu’il nous montre le contraire!!

 



09. Un break citadin

Publié le 12/05/2007 à 05:26 - 4 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

¡ Hola los amigos!

 

Après une apnée informatique de plusieurs jours, nous venons rafraichir le blog de nouvelles plutôt citadines. Nous avons rangé nos vélos depuis une bonne semaine pour user nos chaussures sur le macadam des trottoirs (souvent étroits!) de Cochabamba et de La Paz.

 

Cochabamba, troisième ville du pays avec 650.000 habitants, est énergique et animée. Loin de la beauté architecturale de Sucre ou du centre historique de Potosi, Cochabamba un peu meurtrie par le béton profite cependant d'un climat de 20 degrés toute l'année rendant aux différentes places de la ville un lieu de rencontres à l'ombre des palmiers.

 

La Kochalita.

 

Les quelques jours passés là ont surtout été l'occasion de rencontrer un des partenaires de commerce équitable d'Oxfam-magasins du monde. Demetrio nous a accueilli au sein des locaux de La Kochalita. Cette association, partenaire d'Oxfam depuis de nombreuses années, rassemble et soutien de nombreux groupes de producteurs ou de travailleurs spécialisés dans différents domaines: fabrication d'instruments de musique, tissage de la laine d'alpaca, production de fruits, recyclage de verre,... c'est cette dernière activité qui est soutenue par Oxfam.

Ces différents groupes sont dispersés dans tous le pays et La Kochalita permet la centralisation et la  commercialisation des produits, finance différents achats lourds pour les producteurs (machines agricoles ou de tissages, crédits sans intérêt des semences en début de saison,...), négocie le prix des médicaments, participe aux frais médicaux quand nécessaire (de 25 a 50%),...

Etant donné la dispersion des producteurs dans le pays, nous n'avons visité que leur activité principale: les fruits sechés. Ananas, mangues, papayes (qu'on ramasse avec une foufourche), pommes, bananes sont achetés aux producteurs membres de l'association, acheminés à Cochabamba pour être ensuite nettoyés, sechés et emballés. 70% de la production par vers l'exportation et la totalité des fruits sont d'origine biologique puisque la demande européenne est en constante augmentation. Nous n'aurons malheureusement pas pu rencontrer les souffleurs de verre dont les produits sont vendus dans nos magasins du monde-Oxfam en Belgique.

 

La Paz.

 

L'accueil de La Kochalita a été à la hauteur de la réputation bolivienne. Nous avons passé deux journées en leur compagnie avant de prendre un bus vers La Paz (chuuut faut pas le dire ça, on va passer pour des belettes) et retrouver le froid caractéristique de l'altiplano.

 

La Paz est une ville qui regroupe un quart de la population bolivienne (c'est donc pour ça, les grands espaces sans population et sans petit hotel sympa pour nous accueillir!) avec deux entités bien distinctes à tout point de vue. Dans le fond du trou il y a La Paz, centre vivant de la ville, lieu culturel, économique, social et institutionnel digne d'une capitale, qui habrite 800.000 habitants. Et puis il y a El Alto, véritable nouvelle ville, qui se trouve sur les hauteurs, à plus de 4000 m d'altitude et qui rassemble 700.000 personnes. Entre ces deux entités, une toute belle pente de 600 m de dénivelé et comme on est pas très malin, on a pris un hotel tout dans le fond du trou. L'expression "fond du trou" n'est pas tout à fait appropriée puisque La Paz est probablement la seule ville au monde où les quartiers riches sont en bas, dû entre autre à un climat moins rude. On ne se plaindra donc pas de notre confort bourgeois!

La Paz reste impressionnante surtout par cette caractéristique géographique et par la beauté des alentours puisque nous sommes à deux pas de la Cordillère Royale avec une centaine de pics au dessus de 5000 m.

 

Demain, nous sortons "de notre trou" pour rejoindre en quelques jours Copacabana. Cela promet pas mal de plaisir pour la remontée vers El Alto; mais l'histoire ne dit pas si un bus montra les vélos jusque là haut...



08. La vallée alto

Publié le 4/05/2007 à 05:11 - 11 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Ca y est, il est 9h du matin et nous quittons le délicieux confort du "grand hotel" pour des réjouissances plus sportives et plus "natures". C'est parti pour un bon 300km dans la vallée alto qui relie Sucre à Cochabamba...Seul hic, il faudra attendre un peu car les mineurs de tout le pays sont venus en force pour manifester...Et des mineurs qui manifestent c'est pas de la gnognotte. Nos petits pêtards de manifs ne sont rien à côté de la dynamite qu'ils utilisent intempestivement pour montrer leur mécontentement (vive les boules Quiès). Le temps de la manif c'est "personne ne bouge" : soit on manifeste avec eux, soit on observe mais pas d'autres mouvements...

 

Ces 6 jours de vélo (et ouais on a passé la cap des 1000kms, c'est beau ¡¡¡) ont été riches de contacts avec la bolivie paysanne. Nous avons pu observer et communiquer (enfin plus ou moins car peu de personnes parlent réllement l'espagnol dans les campagnes - seuls les enfants qui vont à l'école ou les plus instruits parlent l'espagnol, sinon c'est plutôt Quechua) avec un peuple extrêmement calme et acceuillant...Nous vous livrons quelques observations en vrac :

 

Les boliviens sont d'un optimisme impressionnant...Quand on demande au garde frontière (enfin, le garde routes au croisement d'un chemin de terre et d'un route romaine) si Totora est loin (car on ne parle pas en kilomètres - personne ne connaît - on parle soit en "c'est loin, c'est pas loin" soit en nombres d'heures de route ; ce qui, vous vous en doutez, laisse place à pas mal de subjectivité), il nous répond que c'est à 2h, 2h1/2 à vélo. 

Peut-être que ce gentil garçon a été personnellement entraîné par Eddy lui-même, mais il s'avère que les 2h, 2h1/2 représentent 80 kilomètres avec un bon vieux col d'un dénivelé de 1000 mètres et sur une route romaine, la plus grande crasse pour rouler, fameux défi de faire le Paris-Roubaix)...

 

Côté activité, le travail agricole semble être organisé de manière communautaire. Chaque communauté cultive ce que le sol lui permet de faire (mais, pommes de terres, oignons, tomates, quinoa, fruits,...), revend au marché le surplus de production et rachête ce qui lui convient...Nous avons même eu la chance de tomber sur une foire agricole (et ouais, y'a pas que la foire de Libramont...), dans sa composante nutricionnelle avec concours entre chaque communauté (mhhhhhhhhh). 

Heureusement donc, les paysans  jouissent d'une certaine souveraineté alimentaire et même si la Bolivie est un des pays les plus pauvres (un des 10 pays les plus pauvre de la planète selon l'indice du PIB), il semble que personne (dans les campagnes du moins) ne meure de faim...  

 

Chaque jour, vers 17h, on se met à chercher un petit endroit pour faire dodo (c'est tôt mais le soleil se couche tôt et le froid vient tôt), souvent dans un village. On demande aux gens si on peut se mettre à côté de chez eux pour la nuit, ce qui ne pose aucun problème.

Puis c'est le défilé...d'abord les enfants viennent tous, observent, posent des questions (surtout les petits garçons qui veulent savoir le prix des vélos - les petites filles sont sans doute habituées à moins s'exprimer car elles sont très très discrètes et partent en courant quand on les regarde ou qu'on veut discuter un peu). Puis c'est le tour des adultes, certains viennent nous dire que tout va bien, qu'on est les bienvenus, qu'ils aiment bien les touristes, que personne ne viendra nous embêter. Un tout bon accueil et tant qu'on ne va pas dormir, y'a toujours bien quelqu'un pour tchaffer un petit coup...

 

Petit coup de coeur pour un village magnifique peu connu : le fameux Totora. Ravagé en 1998 par un tremblement de terre (6,8 sur Richter), le village a su conserver et restaurer tout son charme et les habitants sont fiers qu'on viennent en admirer la beauté...Et nous on est content...

 

A présent, repos à Cochabamba (3ème plus grosse ville du pays) où nous allons nous tourner vers les partenaires oxfam pour aller rencontrer "La Kochalita", souffleurs de verre. Encore merci de votre attention et votre fidélité et à très bientôt 



7. De Potosi a sucre

Publié le 25/04/2007 à 07:13 - 5 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

extrait de notre carnet de voyage:


"il est 10 heures et nous quittons Potosi après avoir fait, la veille, notre chargement habituel. 12 litres d'eau potable répartis dans les gourdes et le bidon, deux trois soupes et pâtes en sachet, des petits casses-dales sucrés. Nous commençons à avoir notre routine avant de quitter les villes. Cependant, les informations sur les routes qui nous attendent sont toujours peu précises. La carte routière donne peu d'indication, pas de relief et les villages traversés sont
rarement indiqués. Trouvera-t-on une petite tienda pour se ravitailler? Une hospedaje pour nous accueillir? Rien n'est moins sûr. Seule certitude,la route est asphaltée. Il y a 3 semaines, une course cycliste reliait Potosi-Sucre-Potosi (y a pas une course par chez nous comme ça aussi?). On ose à peine demander en combien de temps ils ont réalisé la performance...
Les 40 Km premiers sont enfilés en moins de deux heures de route, que du bonheur de se laisser aller tranquillement et d'observer ça et là les travaux des champs. Nous mangeons dans la petite cantine de Betzanos. 4 tables, 15 chaises, quelques chiens à la porte qui guettent la moindre assiette encore remplie de riz, pommes de terre ou du seul morceau de viande qui complète la soupe du midi.
Bien remplis, nous remontons sur nos vélos. Il faut dire que question bouffe,on a pas encore trouver la meilleure tactique: grosses bouffe à midi et puis une bonne sieste? du grignottage toute la journée? nous sommes toujours dans la phase "test" de ce côté-là. La suite de le route s'éloigne du rio que nous suivions ce matin et nous commencons à franchir les quelques cols que nous n'attendions pas.
Il est maintenant 17h, le compteur indique déjà 89 Km, mais le relief ne permet pas de planter la tente. Nous descendons à vive allure une route sinueuse, Fabien vient d'exploser deux rayons de la roue arrière, les disques de frein surchauffent, Marie a mal aux doigts à force de freiner.
Il fait quasiment noir lorsque nous arrivons à Millares. Un paysan nous avait promis une auberge, mais il n'en est rien. Le seul resto ouvert ne fait pas pension, mais un gamin nous conduit au centre de santé du village,où paraît-il, ils accueillent les voyageurs. Notre espoir s'éteint rapidement et nous demandons où nous pouvons planter la tente dans le village.  Nous serons finalement accueillis par Enrique et sa famille.Il nous ouvre la porte de sa cour intérieure et nous étalons enfin nos duvets. Le compteur indique 103 Km, il nous en reste 58 pour rejoindre Sucre. Demain, c'est sûr, on fait peter le resto!"

 

Le lemdemain, nous arrivons dans les faubourgs de Sucre et, comme à chaque fois dans le villes, ca monte…Il a fallut que Sucre s’installe bien en hauteur…

 

Mais quel bonheur : tout est clair (blanc immaculé des facades et bâtiments), chaud (la température est plus estivale, on a descendu 1300m), luxieux (on se paie même le luxe d’aller dormir dans l’hotel où le Che a dormi…la clâââsse), gastronomique (deux langues de boeufs sauce piquante au chocolat blanc, siouplait)…Le lieu idéal pour faire des réserves d’énergies…

 

Faut quand même dire que Sucre est la capitale constitutionnelle et juridique de la Bolivia. C’est d’içi que sont parties les idées d’indépendance (Université jésuite), c’est içi  que les espagnols furent officiellement mis dehors lors de la déclaration d’indépendance (après l’Argentine, la Bolivia fut la deuxième pays indépendant), c’est içi que se trouve, pour tous les pays autrefois envahis, la casa de la libertad…

 

Même si Sucre n’est plus que la capitale inscrite dans la constitution (les pouvoirs exécutifs et législatifs ainsi que l’activité économique étant à la Paz), elle n’en reste pas moins intéresante au niveau historique et relaxante avant de reprendre demain, pour une semaine, la route (ou plutôt le chemin) vers Cochabamba…




6. De la terre, encore de la terre

Publié le 21/04/2007 à 12:16 - 11 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

nous avons quitté Uyuni il y a déjà plusieurs jours et nous venons de passer 3 jours a Potosi. Autant, l'Argentine nous avait offert des routes bitumées, le trajet Uyuni - Potosi nous a réservé quelques difficultés. Nos petites courses faites sur le mercado central, nous quittons vers midi le centre d'Uyuni. Nous attaquons dès la sortie un col qui nous monte à plus de 4500m, la route est poussière et caillassse, le soleil tape, l'altitude nous prend à la gorge, nous avons l'impression que nos muscles sont atrophiés. Nous arrivons péniblement à 25 km de là avec une moyenne de 7 Km/h. Nous forcons l'accueil dans un dortoir pour travailleurs de la mine; nous sommes à Pulcayo. Les 4 jours de vélo pour rejoindre Potosi seront relativement durs, ca monte, ca descend et quand ca monte, ca monte!! Heureusement, la route est belle. Nous sommes régulièrement attaqués par des chiens et nous avons du mal à trouver la parade, les cris de Marie criant "GAL" ne suffisent pas. Finalement, un arrêt net, un regard noir et une phrase du genre "et gros c'est qui qu'est le chef ici" calme nos compagnons de chemins.

 

Potosi est la ville de plus de 100 mille habitants la plus haute du monde (quand on vous disait qu'on a grimpé!). A 4200 m d'altitude, elle se situe au pied du Cerro Rico (la montagne riche) qui habrite des réserves incroyables d'argent, de zinc, de plomb et d'étain. Ville oubliée de l'Histoire (en tout cas de nos manuels de rénové), Potosi a approvisionné l'Europe au 16ème siècle et a permi le développement du capitalisme tant l'argent coulait à flot via l'Espagne.

 

Aujourd'hui, la mine est toujours en exploitation (l'Argent se fait plus rare) et des centaines de mineurs continuent de creuser les galleries à coup de barre à mine, de marteaux, de batons de dynamite (en vente légale uniquemenent à Potosi) et plus rarement de marteaux piqueurs. C'est impressionant de les voir travailler dans des conditions telles Germinal. A peine croyable.

 

Le premier vendredi du mois, tous les mineurs - souvent jeunes -font des offrandes à la Pachamama (la Terre mère) et à Tio (dieu des mineurs) pour leur apporter protection dans leur travail. Le dernier vendredi du mois ce sont les remerciements pour le travail réalisé. Les offrandes sont feuilles de coca, cigarettes et de l'alcool à... 96 degrés. On a gouté: ca arrache solide!

 

La ville a été classée patrimoine de l'humanité et il règne ici une ambiance énergique. Nous quittons demain matin Potosi pour Sucre. La route est parait-il asphaltée et nous descendons au final de 1500 m vers plus de douceur.

 



Le ciel est-il si bleu à 4500 m d'altitude?

Publié le 19/04/2007 à 12:34 - 0 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Vous verrez dans l'article ci-dessous nos derniers récits au milieu d'une nature magnifique. Dans ces moments de grandes beautés, on ne sait pas s'empecher de penser à toutes les conséquences de l'activité humaine sur notre planète. Ici aussi on dit que "el tiempo es loco" (le temps est fou)...

Nous croyons que le Terre nous appartient, mais n'est-ce pas plutot l'inverse?

Quand nous regardons le ciel bleu ici en Bolivie et que nous cherchons l'air supposé pur sur nos vélos en altitude, que respirons nous vraiment? Nous sommes tous interconnectés, parce que notre espace de vie que nous croyions illimité est en fait tout petit.

 

A la veille des élections du 10 juin, plusieurs associations se sont mises ensemble pour interpeller le monde politique pour qu'il prenne ses responsabilités face à l'urgence écologique.

 

Plus de 13.000 personnes et 200 associations ou entreprises ont déjà signé.

 

Si vous voulez faire entendre votre voix auprès de vos élus, signez la pétition sur le site http://www.pacte-ecologique.be/

 



5. Uyuni et le sud Lipez...les gars ca calme

Publié le 18/04/2007 à 11:04 - 2 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

 

Salut tertous...

 

Ouf nous voila enfin douchés, savonnés, bien coiffés (hé oui on a tous les deux expérimenté la nouvelle coupe à la mode en Bolivie - moins cher qu'à Libin : 1€ la coupe) pour poursuivre (en differé cette fois-ci car vous le savez ou vous l'aurez compris la Bolivie c'est pas l'Argentine) nos aventures...

 

Embarquement donc à Villazon pour 12h de train vers Uyuni. Changement d'époque : nous voilà dans un train irréel sorti tout droit des années 40. Tea time s'il vous plait, à 16h30 on vient nous chercher pour nous emmener au wagon restaurant (la SNCB devrait relancer le concept), baigné de douceur, nappes blanches, fleurs jaunes en plastiques,...Exquis...

 

Uyuni, ville routarde (un bon indice : les restaurants proposent des repas végétariens) car c'est le point de départ pour les excursions dans le salar et le désert du sud Lipez. C'est parti : à 9 dans une vieille jeep pour trois jours de paysages grandioses, variés et encore plus ou moins préservés du tourisme de masse (la qualité de nos dodos à 5000m d'altitude s'en ressent...même si les plumes d'oies sont d'un merveilleux secours contre la rigueur du climat)

 

Premier contact : 12000 km2 de sel (1/3 de la belgique mais vous savez compter) sur 40m d'épaisseur à perte de vue et un seul habitant sur une des deux îles au milieu de ce désert blanc. Pour la petite histoire, des viscachas (mixte lapin - écureuil) sont restés coincés sur ces îles lors de la formation du salar.

 

Autour de cette étendue de pureté, on voit au loin des volcans (éteints ou pas), entre lesquels on découvre des lagunes : des bleues, des rouges, des vertes peuplées de flamants andins, chiliens ou James (très rares)...C'est à couper le souffle.     

 

On descend toujours plus bas (sur la carte car on monte pas mal en réalité), on traverse le désert, complètement surréaliste (qui a d'ailleurs inspiré le maître Dali) parsemé de pierres de toutes formes (dont l'arbre de pierre).

 

Le rythme est dur : le soir on apprend la belotte aux amis suisses et francais jusqu'aux petites heures et le matin debout à 4h30...Il fait gelant, caillant (mais ca on l'a déjà dit et ceux qui l'ont fait le savent) c'est horrible...5h30 la jeep s'arrête, on entend un bruit sourd tandis qu'il fait encore sombre dehors : quel spectacle, des geysers partout, la terre explose sous nos yeux, le sol bout...on vous l'a dit...ca calme. Histoire de se réchauffer, on barbote à 5000m dans une lagune à 37 degrés...Magie. Les trois jours s'achèvent à la pointe de la Bolivie devant la laguna verde dont la couleur a été immortalisé depuis la navette spatiale de la NASA avec en arrière fond le volcan Licacahur (5960m) .

 

Le lendemain, on remonte sur nos bonnes vieilles selles pour rejoindre en 5 jours Potosi et ses mines...Suite dans deux jours (hé oui en fait on l'a déjà fait mais après 5 jours de bouffe infâme a base de pâtes qui cuisent pas bien à cause de l'altitude où de saucisses en sachet qui suintent et qui se conservent 2 ans, on a envie d'aller dammer un bon vieux lama avec des papas fritas...)

 

Bon ap et encore merci pour vos petits mots

 

PS : Le fameux témoin de jéhovah nous a demandé si nous avions aussi eu la bonne nouvelle en Belgique...Fabien a répondu que la bonne nouvelle ne venait pas jusque dans les petits villages comme Glaireuse. Mouhouhaha

 

CDH : Les chiens c'est pas gai, ils sont pas attachés, ils croient tout le temps qu'on veut du mal à leurs foutus lamas, ils essaient d'attraper nos chers mollets...Tu parles le meilleur ami de l´homme

 

MR : parait qu il fait mauvais chez vous

 

ECOLO (faut être équitable avec tous) : même ici on entend parler des élections francaises...On suppose que vous devez en être servi à toutes les sauces...Vivement dimanche

(oups on  a faillit oublié le non moins prestigieux parti Rassemblement Wallonie France)   



4. Bye Bye Argentina

Publié le 8/04/2007 à 11:56 - 15 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Salut a tous!

 

Nous sommes arrivés a la Quiaca cette apres midi, ville frontiere avec la Bolivie. Le carnet de voyage de l'Argentine se ferme ici et les pages blanches boliviennes ne demandent qu'a se remplir. Premiere étape de notre prériple et les souvenirs et images de l'Argentine ont déja bien remplis nos tetes burinées par le soleil.

 

Nous envisagions l'Argentine comme une mise en selle pour la suite du voyage et nous avons découvert un pays accueillant et diversifié. De Buenos Aires, capitale gigantesque, berceau du tango (on a pas essayé...), séduisante par ses quartiers aux ambiances variées et grande ville aux allures européennes (mais latine!!), nous nous sommes avancés doucement vers le Nord Ouest, région plus authentique, plus pauvre aussi.

 

Les kilometres de routes parcourus nous ont dévoilé un pays qui bénéficie d'infrastructures de base : l'électricité est présente quasiment partout, la gestion des déchets est organisée, les panneaux "escuela provincial" sont plantés dans chaque village, l'eau est potable dans tout le pays,... Bien entendu, hors des routes nationales, le décor est parfois différent et le vélo nous a permi d'appréhender furtivement cette autre réalité.

 

Si pour certains la Belgique est le royaume de la greve, l'Argentine en est le paradis! il n'y a pas une ville traversée ou nous n'ayons vu une manifestation! signe de réelle démocratie ou signe de pays (encore) en difficulté? La derniere en date rassemblait des enseignants mal payés (quoi? encore eux? avec leurs 2 mois de vacances??). Leur salaire avoisine les 100 euros et le reste est payé en noir par l'état.

 

Nous garderons l'impression de l'Argentine d'un pays facinant par son histoire proche, un pays qui semble se relever de l'énorme crise économique de 2001, un pays ou la vierge Marie et le football sont idolatrés au meme point (nous avons quand meme sponsorisé un club de foot!), un pays qui s'est enrichi grace a l'invention du congélateur boostant ainsi qu'a l'exportation de viande, un pays aux étendues folles, le pays d'Eva Perron,...

 

Pleins de petites rencontres rapides, chaleureuses, déroutantes ou impresionnantes: plusieurs cyclistes croisés (on a encore dépassé personne...snif) dont une californienne de 30 ans en route depuis l'Alaska, un témoin de Jéhova francais perdu (comme nous) au milieu de nulle part qui nous a dépanné en eau potable (c'est beau comme symbole, si ca c'est pas un signe...),

 

Et puis dans les petits bonheurs quotidiens, nous garderons en bouche le gout de leurs vins blancs sompteux de la ville de Cafayate (cépage torontes, parait qu'il y en chez Auchan!), de leur bife de lomo magnifique, de nos premiers kilometres a vélo, de notre premier col a plus de 3700m, de nos premieres nuits sous tentes et de nos deux premiers crevaisons!

 Allez, demain, on est en Bolivie, chouette!



3. WAOUH trop extra de vous lire

Publié le 3/04/2007 à 07:46 - 11 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Alors ca, si c est pas le bonheur...S arrêter tranquille dans un petit buibui internet, entourés de jeunes collégiens (en uniforme s il vous plait) jouant en ligne et de ventilateurs remuant un peu plus la chaleur et les mouches, et lire avec le plus grand plaisir tous vos commentaires...Merci c est vraiment trop extra d avoir vos impressions et dernieres petites nouvelles fraîches de nos bonne vi belgique.

 

Nous venons de deposer claire et pilou pour leurs 20h de bus (retour maison) et nous en profitons pour venir vous dire un petit coucou et vous montrer les derniers clichés de cette super semaine, moins velo il faut bien le dire, plus bonne chaire et tranquille le chat, au milieu des préparatfis de la semaine sainte (95% de catholique ca fait un sacré paquet de personnes). Nous avons déjà pu vivre le dimanche des rameaux dans le petit village de Tilcara...Esperons que nous serons dans une ville ou un village pour le we pascal (si tout va bien on devrait être à l'extrême nord de l'argentine, dernière ligne droite avant la Bolivie)

 

Deux petits reportages inédits cette semaine :

 

La famille des cactus argentins vous dit un petit bonjour, nous vous les présentons...

 

Un petit tour du côté de la filière bovine : côté photos et côté inormation pour ceux que ca intéresse. Nous vous invitons à découvrir la page http://www.cba-import-export.com/produits.htm pour les plus viandeux d'entre vous (vous l'aurez compris, on l'est aussi)

 

On vous kieffe...A plus dans le bus



2. les premiers kilometres: tafi del valle - salta

Publié le 28/03/2007 à 03:36 - 14 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Cette première semaine sera placée sous le signe de l'expérimentation. Apres 17 heures de bus vers Tucuman et puis tafi del valle, nous nous offrons une bonne nuit avant le vrai départ. L'objectif est de faire quelques jours de rodage sur ce que nous croyons être une vallée plutôt tranquille. Renseignements pris chez notre hôte, le visage un peu blême, nous attaquons d'entrée de jeu un col a plus de 3000 m. Le soleil tape et Marie armée de courage ne se laisse pas démontée. Il faut dire que les paysages sont magnifiques et nous portent doucement vers le sommet.

 

Les jours suivants nous auront apporté leurs petits paquets d'épreuves cyclistes. Nous aurons expérimenté les longues distances (76 Km), les chaleurs a plus de 30 degrés (nous avons déja notre bronzage Gilain Lambert), une belle étape avec un vent de 80 Km/h de face, et deux jours sans croiser âmes qui vivent nous poussant (avec plaisir) a tester notre matériel de camping: tente, matelas, sacs de couchage, réchaud et surtout notre premiere petite bouffe lyophilisée; un régal!

Nous avons finalement rejoins Salta apres un bon 300 Km et une flopée d'encouragements de la part des argentins qui nous font, a tout moment, des grands signes bravo et des coups de klaxons.

 

La route nous ravi a chaque instant. Nous ne pensions pas que l'Argentine etait déja si belle: traversée de forêt de cactus faisant penser aux westerns de Clint Eastwood, un arrêt dans la petite ville de Cafayate entourée de cent vignobles, le vin blanc y est fabuleux, 150 Km au milieu de phénomenes géologiques surpenants, des perroquets verts et jaunes qui nous accompagnent en chantant et puis la Cordillere des Andes qui nous attend sur notre gauche... 

 

Ces premiers jours nous ont ouvert la route du voyage, nous sommes (pour le moment...!) tres content d'avoir choisi le vélo comme moyen de locomotion. Suite au prochain épisode!

 



précision d'utilisation a nos amis lecteurs

Publié le 20/03/2007 à 05:40 - 2 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

Pour voir quelques photos de Buenos Aires (et du reste par apres), il faut aller juste en dessous du titre général et cliquer sur album photos. La elles sont triées par dossier, on peut les voir en diaporama en cliquant sur chaque photo.

1. Debarquement a Buenos Aires

Publié le 20/03/2007 à 04:17 - 7 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

 

Hola ¡

 

Parait que y aurait meme de la neige en Belgique...Et dire que le printemps était déja la...On y a tous cru...C est rageant. Si ca peut vous consoler il arrive que le soleil tape un peu fort a Buenos Aires (on doit meme mettre de la creme solaire...mouhouhaha).

 

Départ ultra motivant, la nourriture (et on sait que c'est un des points cruciaux de toute aventure) est plus qu'excellente : empenadas, provolone (fromage fondu avec des épices), vin (Malbec) de grande qualité, cervezas au litre délicieusement houblonées (on a meme droit a de la stella en bouteille d'un litre et demi), pates et pizzas succulentes (et oui, le nombre impressionnant d italiens qui ont immigrés en Argentine ont eu la bonne idée d'amener leur talents culinaires)...et surtout...surtout du boeuf a en pleurer...Meme si les argentins le mange hyper cuit (on demande bleu de chez bleu pour espérer voir un peu de sang couler de la bete), elle reste succulente au vu sa qualite exceptionnelle. Du coup, coté achat, les objets et vetements en cuir défient toute concurrence ; mais zut on peut rien ramener...Mais on se rattrape sur les images et nous garderons de Buenos Aires le souvenir d une capitale "cosmopolite" (yeah)

 

Les quartiers parcoururs sont tous différents et possedent tous leurs caractéristiques propres : on passe de san telmo (vieux quartier des antiquaires) a la boca (quartier pauvre des immigrants dont les maisons sont superbement colorées) a puerto madeiro (quartier chic avec d'anciens docks restaurés en appartements de luxe)...Bref un vrai melting pot qu'on visite avec des potes...

 

Hé oui, question potes, on est pas trop dépaysé. Claire et Pilou nous ont accompagné ces quelques jours (ils s'envolent a présent pour les chutes d'Igazu et nous rejoindrons a Salta dans 6 jours). Hier on a bu des cervezas avec Francois et Pascale (le tonton sportif de Fabien et sa petite femme) en discutant politique belge et qui sont les plus beaux acteurs et actrices (votre avis???). Avant hier, nous papotions avec Estella, l'amie belge de la famille Jacobs, qui nous a gentiment fait partagé un peu de sa vie argentine...On est pas encore trop dépaysé. D'autant plus que les argentins, venant pour la plupart d'Europe, nous ressemblent quand meme pas mal, mis a part qu'ils parlent mieux espagnol que nous (mais ca va venir) et qu'ils n'ont ni casquettes ringardes, ni sacoches a photos en bandouillere

 

Cette apres midi, petit tour a velo dans buenos aires (ou les voitures sont relativment disciuplinées, s'arretent aux feux et respectent piétons et vélos) puis départ pour Tucuman (15 h de bus...youpie) d'ou nous partirons a vélo pour rejoindre claire et pilou 400 kms plus loin...A Salta.

 

La suite au prochain épisode, prenez soin de vous,

 

Besos

 

Marie et Fabien  



Les préparatifs

Publié le 16/03/2007 à 04:24 - 1 commentaires - Ajouter un commentaire - Lien

La première photo d'une longue série... voyager c'est d'abord rêver, imaginer, préparer son voyage. le choix du vélo et du continent nous est venu d'un précédent périple dans les pays baltes en voiture. Un peu déçu du manque de contacts durant ces vacances, nous voulions mettre toutes les chances de notre côté pour remédier à cela: le vélo nous est apparu un moyen de transport propice à la rencontre et l'amérique du Sud, un continent où l'espagnol faciliterait la communication.
Le vélo c'est aussi nous lancer un défi. Le défi de se faire plaisir sans se mettre la pression du compteur qui défile et de passer à tout prix la barre des 5.000 Km sur la selle. Ce sera un moyen et non une fin en soi.
Marie, équipée comme les grands cyclistes, s'est déjà battue contre les côtes de Villance, Anloy, Maissin et Glaireuse avec et sans les bagages!


« Page précédente :: Page suivante »