des crêtes ardennaises à la Cordillère des Andes

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7. De Potosi a sucre

Publié le 25/04/2007 à 07:13 - Ajouter un commentaire

 

extrait de notre carnet de voyage:


"il est 10 heures et nous quittons Potosi après avoir fait, la veille, notre chargement habituel. 12 litres d'eau potable répartis dans les gourdes et le bidon, deux trois soupes et pâtes en sachet, des petits casses-dales sucrés. Nous commençons à avoir notre routine avant de quitter les villes. Cependant, les informations sur les routes qui nous attendent sont toujours peu précises. La carte routière donne peu d'indication, pas de relief et les villages traversés sont
rarement indiqués. Trouvera-t-on une petite tienda pour se ravitailler? Une hospedaje pour nous accueillir? Rien n'est moins sûr. Seule certitude,la route est asphaltée. Il y a 3 semaines, une course cycliste reliait Potosi-Sucre-Potosi (y a pas une course par chez nous comme ça aussi?). On ose à peine demander en combien de temps ils ont réalisé la performance...
Les 40 Km premiers sont enfilés en moins de deux heures de route, que du bonheur de se laisser aller tranquillement et d'observer ça et là les travaux des champs. Nous mangeons dans la petite cantine de Betzanos. 4 tables, 15 chaises, quelques chiens à la porte qui guettent la moindre assiette encore remplie de riz, pommes de terre ou du seul morceau de viande qui complète la soupe du midi.
Bien remplis, nous remontons sur nos vélos. Il faut dire que question bouffe,on a pas encore trouver la meilleure tactique: grosses bouffe à midi et puis une bonne sieste? du grignottage toute la journée? nous sommes toujours dans la phase "test" de ce côté-là. La suite de le route s'éloigne du rio que nous suivions ce matin et nous commencons à franchir les quelques cols que nous n'attendions pas.
Il est maintenant 17h, le compteur indique déjà 89 Km, mais le relief ne permet pas de planter la tente. Nous descendons à vive allure une route sinueuse, Fabien vient d'exploser deux rayons de la roue arrière, les disques de frein surchauffent, Marie a mal aux doigts à force de freiner.
Il fait quasiment noir lorsque nous arrivons à Millares. Un paysan nous avait promis une auberge, mais il n'en est rien. Le seul resto ouvert ne fait pas pension, mais un gamin nous conduit au centre de santé du village,où paraît-il, ils accueillent les voyageurs. Notre espoir s'éteint rapidement et nous demandons où nous pouvons planter la tente dans le village.  Nous serons finalement accueillis par Enrique et sa famille.Il nous ouvre la porte de sa cour intérieure et nous étalons enfin nos duvets. Le compteur indique 103 Km, il nous en reste 58 pour rejoindre Sucre. Demain, c'est sûr, on fait peter le resto!"

 

Le lemdemain, nous arrivons dans les faubourgs de Sucre et, comme à chaque fois dans le villes, ca monte…Il a fallut que Sucre s’installe bien en hauteur…

 

Mais quel bonheur : tout est clair (blanc immaculé des facades et bâtiments), chaud (la température est plus estivale, on a descendu 1300m), luxieux (on se paie même le luxe d’aller dormir dans l’hotel où le Che a dormi…la clâââsse), gastronomique (deux langues de boeufs sauce piquante au chocolat blanc, siouplait)…Le lieu idéal pour faire des réserves d’énergies…

 

Faut quand même dire que Sucre est la capitale constitutionnelle et juridique de la Bolivia. C’est d’içi que sont parties les idées d’indépendance (Université jésuite), c’est içi  que les espagnols furent officiellement mis dehors lors de la déclaration d’indépendance (après l’Argentine, la Bolivia fut la deuxième pays indépendant), c’est içi que se trouve, pour tous les pays autrefois envahis, la casa de la libertad…

 

Même si Sucre n’est plus que la capitale inscrite dans la constitution (les pouvoirs exécutifs et législatifs ainsi que l’activité économique étant à la Paz), elle n’en reste pas moins intéresante au niveau historique et relaxante avant de reprendre demain, pour une semaine, la route (ou plutôt le chemin) vers Cochabamba…



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Publié par Anonymous le 25/04/2007 à 21:11 - Lien

Ah Gal le broyeux de vélo mdr ^_^
J'espère ke ca tiendra le coup et ressourcez vous bien
Bon trip à vous!
Le scarbote

luxe

Publié par Annica le 25/04/2007 à 23:27 - Lien

votre récit confirme combien le moindre petit plaisir devient un luxe immense quand en est privé un certain temps.
tout est question de point de vue et de contexte...
Profitez bien de vos douches, vrais lits et restos!
Bizz

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Publié par Anonymous le 27/04/2007 à 12:34 - Lien

ola les cyclistes, vous êtes déjà des \\\"gaillards\\\"!
<br><br> Arrivés dans un village inconnu à la tombée de la nuit dans un pays lointain sans savoir où dormir et MANGER......!!!
<br><br>Bon amusement à vous deux. Bisous.

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Publié par Anonymous le 28/04/2007 à 18:20 - Lien

He bhen!!! de sacrés gambettes que vous allez avoir!!!
Les photos sont magnifiques... ça donne vraiment envie de partir...
Eh Marie, tu tiens toujours le coup, c'est super!!
En tout cas, le Racing est fort... on a gagné 6-4 ... et si on gagne le prochain match (dimanche prochain), on sera en finale de la coupe!! Tu imagines les couleurs du Racing!!! c'est de la folie!!!
Allez continuez à bien vous amuser sur vos vélos et tout au long des trajets!!!
bizzz
zib

éh bien les amis!

Publié par nolle le 29/04/2007 à 18:07 - Lien

deux semaines que je ne vous avais plus lus ! ben oui faut aller chez beay papa pour vous lire... et que d'aventures! Je pense fort à vous et vous tire mon chapeau. C'est toujours aussi super de vous lire. Grosse baise ! Nolle

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