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des crêtes ardennaises à la Cordillère des Andes
Accueil - Qui suis-je ? - Album photos - Archives - Amis09. Un break citadinPublié le 12/05/2007 à 05:26 - Ajouter un commentaire
¡ Hola los amigos!
Après une apnée informatique de plusieurs jours, nous venons rafraichir le blog de nouvelles plutôt citadines. Nous avons rangé nos vélos depuis une bonne semaine pour user nos chaussures sur le macadam des trottoirs (souvent étroits!) de Cochabamba et de La Paz.
Cochabamba, troisième ville du pays avec 650.000 habitants, est énergique et animée. Loin de la beauté architecturale de Sucre ou du centre historique de Potosi, Cochabamba un peu meurtrie par le béton profite cependant d'un climat de 20 degrés toute l'année rendant aux différentes places de la ville un lieu de rencontres à l'ombre des palmiers.
La Kochalita.
Les quelques jours passés là ont surtout été l'occasion de rencontrer un des partenaires de commerce équitable d'Oxfam-magasins du monde. Demetrio nous a accueilli au sein des locaux de La Kochalita. Cette association, partenaire d'Oxfam depuis de nombreuses années, rassemble et soutien de nombreux groupes de producteurs ou de travailleurs spécialisés dans différents domaines: fabrication d'instruments de musique, tissage de la laine d'alpaca, production de fruits, recyclage de verre,... c'est cette dernière activité qui est soutenue par Oxfam. Ces différents groupes sont dispersés dans tous le pays et La Kochalita permet la centralisation et la commercialisation des produits, finance différents achats lourds pour les producteurs (machines agricoles ou de tissages, crédits sans intérêt des semences en début de saison,...), négocie le prix des médicaments, participe aux frais médicaux quand nécessaire (de 25 a 50%),... Etant donné la dispersion des producteurs dans le pays, nous n'avons visité que leur activité principale: les fruits sechés. Ananas, mangues, papayes (qu'on ramasse avec une foufourche), pommes, bananes sont achetés aux producteurs membres de l'association, acheminés à Cochabamba pour être ensuite nettoyés, sechés et emballés. 70% de la production par vers l'exportation et la totalité des fruits sont d'origine biologique puisque la demande européenne est en constante augmentation. Nous n'aurons malheureusement pas pu rencontrer les souffleurs de verre dont les produits sont vendus dans nos magasins du monde-Oxfam en Belgique.
La Paz.
L'accueil de La Kochalita a été à la hauteur de la réputation bolivienne. Nous avons passé deux journées en leur compagnie avant de prendre un bus vers La Paz (chuuut faut pas le dire ça, on va passer pour des belettes) et retrouver le froid caractéristique de l'altiplano.
La Paz est une ville qui regroupe un quart de la population bolivienne (c'est donc pour ça, les grands espaces sans population et sans petit hotel sympa pour nous accueillir!) avec deux entités bien distinctes à tout point de vue. Dans le fond du trou il y a La Paz, centre vivant de la ville, lieu culturel, économique, social et institutionnel digne d'une capitale, qui habrite 800.000 habitants. Et puis il y a El Alto, véritable nouvelle ville, qui se trouve sur les hauteurs, à plus de 4000 m d'altitude et qui rassemble 700.000 personnes. Entre ces deux entités, une toute belle pente de 600 m de dénivelé et comme on est pas très malin, on a pris un hotel tout dans le fond du trou. L'expression "fond du trou" n'est pas tout à fait appropriée puisque La Paz est probablement la seule ville au monde où les quartiers riches sont en bas, dû entre autre à un climat moins rude. On ne se plaindra donc pas de notre confort bourgeois! La Paz reste impressionnante surtout par cette caractéristique géographique et par la beauté des alentours puisque nous sommes à deux pas de la Cordillère Royale avec une centaine de pics au dessus de 5000 m.
Demain, nous sortons "de notre trou" pour rejoindre en quelques jours Copacabana. Cela promet pas mal de plaisir pour la remontée vers El Alto; mais l'histoire ne dit pas si un bus montra les vélos jusque là haut...
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