des crêtes ardennaises à la Cordillère des Andes

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11. Au bord du lac titicaca

Publié le 1/06/2007 à 01:00 - Ajouter un commentaire

On dirait que cela fait un petit temps qu'on a pas donné de nouvelles... eh! on peut prendre aussi des vacances hein! non mais...

Après les 150 km qui séparait la frontiere bolivienne de Puno, nous avons posé nos vélos dans un hotel au centre de Puno. Comme on roule très très vite, nous avions deux jours d'avance sur le rendez-vous fixé avec les parents de Marie qui nous rejoingnaient pour une semaine au bord du lac Titicaca. Deux jours d'avance, le temps pour nous de faire nos lessives, réparer le rayon explosé d'une roue arrière et dans la foulée d'oublier à l'arrière du taxi l'appareil photo... beh oui il fallait bien que la distraction de Gal se retourne contre nous. Evidemment c'est d'abord la rage de la betise qui s'est emparée de nos tripes, et puis l'envie de retourner toute la ville et d'arreter tous les taxis pour vérifier si... Surtout l'espoir de  retrouver dans les heures ou les jours qui suivent l'appareil oublié. Mais broucouille comme on dit dans le champenois... Pourtant on a appelé toutes les compagnies de taxi de la ville, fait un appel radio général, offert une récompense, demandé l'aide du responsable des transports de Puno, fouiné dans les marchés parallèles,... Les prochains textes manqueront donc de photos, mais nous sommes sur une piste pour résoudre le problème. On vous tient au courant!

 

Cette semaine de retrouvailles avec les parents de Marie (on a piqué leurs photos pour l'illustration), a été l'occasion de faire plusieurs excursions (en taxi cette fois) dans les environs de Puno.

C'était sur l'ile de Taquile et a Juliaca que nous avions rendez-vous avec des producteurs d'un autre partenaire d'Oxfam, Minka.

 

L'ile de Taquile se situe à 3 heures de bateau de Puno. Ni voiture, ni vélo, ni meme de chiens. Seulement le calme du lac Titicaca, la quiétude des levés et couchés de soleil magnifiques, la tranquilité de ses habitants. Petite ile de 7 Km de long sur quelques centaines de mètres de large, elle accueille 4000 personnes réparties en 6 communautés. C'est dans la communauté de Miguel que nous avons recu l'hospitalité. Situé à l'extremité de l'ile, loin du passage des touristes, la communauté de Miguel est un des groupes producteurs de Minka. Minka soutien deux communautés sur l'ile de Taquile et achète plusieurs fois par an les produits d'artisanats qui sont vendus entre autre par Oxfam en Belgique. La caractéristique prinicpale et surprenante de l'ile est la confection des bonnets exclusivement réalisés par... les hommes!!! Ca triquotte dans tous les sens, partout et tout le temps. De père en fils et dès l'age de six ans, tous les hommes, armés de leurs quatre aiguilles et de leurs pelottes de laines, sillonnent l'ile en tricottant! C'est vraiment hallucinant. Les bonnets tricotés et typiques de l'ile ont des couleurs différentes selon que les hommes sont mariés (couleur rouge et noir) ou célibataires (couleur rouge et blanc). Les plans "dragues" tournent donc vite court... Minka, par l'achat important de textiles (bonnets, ceintures traditionnelles, pulls,...) et par l'organisation de circuit touristique "alternatif" sur l'ile permet aux habitants de rester ancré sur celle-ci. Les communautés ne surviveraient probablement pas avec comme seule ressource l'agriculture. Le système communautaire est bien inscrit. Ainsi, les différents travaux de construction commun sont réalisés ensemble: les 100 premiers mètres d'un sentier sont réalisés par une communauté, les 100 suivants par une autre et ainsi de suite. 

 

Le deuxième partenaire de Minka que nous avons rencontré se situe à une quinzaine de kilometre de Juliaca, bourgade sans charme non loin du lac. Pedro nous a guidé dans sa vieille camionnette sur des sentiers en terre battue pour arriver, une bonne heure plus tard au local du Comité. Nous avons rencontré les 16 présidentes des 16 comités qui travaillent pour Minka et qui tissent la laine d'Alpaca, réputé pour sa chaleur et sa douceur. Une journée riche en rencontres et échanges. Au plus grand bonheur de toutes les femmes, nous avons appris tant bien que mal à filer la laine brute d'alpaca; dans un grand éclat de rire à la vue de notre dextérité...

Nous venons d'accompagner les parents de Marie à l'aeroport. Il est temps pour nous de reprendre a route demain matin, direction Cusco. On prévoit 6 jours de route, mais nous n'avons toujours pas réussi à trouver de carte routière du Perou. Merci encore pour tous vos petits mots d'encouragements et à bientot!

 


Annif ?

Publié par Rolix le 1/06/2007 à 13:22 - Lien

Gal, puisque personne n'a pensé à toi hier, je tiens à te souhaiter personnellement un joyeux non-anniversaire. Voilà, comme ça c'est fait. Que ça ne t'empêche pas de kisser ta meuf de ma part en passant. Bonne route les Jo's !

une vrai belette en fait

Publié par bibi le 5/06/2007 à 08:43 - Lien

moi je voulais juste dire à mon ptit frère chéri que en fait c'était une belette des photos. tout le monde les trouvent tellement belles mais en fait celles des parents de Marie sont aussi bien. tu n'es donc pas bon photographe mais le paysage qui t'entoure est tout simplement magique. Qué vieux frimeur hein celui la... bisous gros loulou.

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